jeudi 8 novembre 2018

Le sillon de Valérie Manteau

Résumé: 
Une jeune femme rejoint son amant à Istanbul. Alors que la ville se défait au rythme de ses contradictions et de la violence d’État, d’aucuns luttent encore pour leur liberté. Elle-même découvre, au fil de ses errances, l’histoire de Hrant Dink, journaliste arménien de Turquie assassiné pour avoir défendu un idéal de paix.



Mon avis: 
En librairie, plusieurs événements jalonnent l'année, entraînant plus ou moins de ventes et d'émulation autour du livre. Les remises des grands prix littéraires en font partie. Après le Goncourt le Renaudot est l'un des plus cité. Alors lorsque l'annonce des prix s'est faite le 7 novembre vite il fallait mettre à jour la table littérature fraîchement refaite par mes soins. Et même sans la demande de mon responsable il me fallait lire au moins l'un des prix. 

Mon choix s'est porté sur le Renaudot pour plusieurs raisons, déjà depuis le début de ma petite carrière de libraire j'en avait jamais lu. J'ai lu les Goncourt des deux années passées, le Fémina de l'année 2016 mais le Renaudot jamais, de plus j'étais agréablement surprise qu'ils aient décidés de récompenser un livre édité chez le Tripode. Maison d'édition qui me faisait de l’œil depuis un petit moment. Tout cela m'a décidé à le choisir au dépit du Goncourt (que je lirais surement mais plus tard). 

Le Sillon a été une très bonne lecture pour moi. On se retrouve plongés au cœur d'Istanbul par les yeux de la narratrice dont on ne sait le nom (qui pourrait être tout a fait l'auteur). Française venue rejoindre son amant il y a quelques années on voit la ville à travers son prisme. On y voit la vie stambouloise, perturbée par les différents événements de ces dernières années. La politique qui perturbe la vie des habitants, leur point de vue entre ethnies, entre religion et leur étrange rapport avec l'Europe. A travers l'enquête de la narratrice pour l'écriture de son livre sur Hrant Drink on découvre les multiples facettes d'une population qui se décourage, qui recherche un semblant de paix. On y apprend tellement de choses sur beaucoup de points c'est très intéressant et malheureusement je n'ai pas pu tout comprendre car clairement je ne me renseigne pas assez sur cette partie du monde pour comprendre tout. Mais à aucun moment cela ne me dérange, j'ai appris et cette lecture en entraînera surement d'autres: notamment des livres d'Asli Erdogan que j'ai très envie de découvrir après ce livre.

Pour moi c'est (encore) presque un coup de cœur. Je ne sais pas ce qui me retient de le mettre, peut être que je le mettrai mais ce livre m'a beaucoup fait penser à Benedict de Cécile Ladjali peut être justement parce qu'il m'y a fait penser sans pour autant l'égaler qui me retient dans un  potentiel coup de cœur. Mais c'est un très bon livre que je vous recommande chaudement.


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